École de Prière pour catéchumènes et néophytes
En cette dernière année de formation, j’ai eu la joie de travailler avec le centre spirituel de Sainte-Garde. J’ai participé aux activités proposées, mais aussi pu en suggérer de nouvelles. C’est ainsi qu’est née une journée « École de Prière » pour les catéchumènes et néophytes.
Mon intention était de mettre en avant à la fois le trésor spirituel présent à Sainte-Garde, et de servir les communautés alentours. Avec la montée du nombre de catéchumènes et de néophytes, il m’a semblé important de soutenir ce domaine pastoral. J’ai ensuite réalisé une enquête de terrain auprès des curés du doyenné, de ceux qui accompagnent des catéchumènes, des responsables diocésains. À partir des différents échanges que j’ai eus, il m’a semblé que le thème de la prière serait un bel apport que pourrait donner Sainte Garde.
Pour monter cette initiative, j’ai collaboré avec Anne-Sophie Barreteau, dont les avis ont été très précieux pour offrir une session équilibrée. En effet, nous avons essayé d’introduire le groupe à la prière, à la fois par l’enseignement et par l’expérience de l’expérience elle-même. C’est ainsi qu’au long de la formation se sont succédés : office des laudes (simplifié), enseignement général, chapelet, jeu type escape game, enseignement sur l’oraison et un temps de mise en pratique.
À la fin de cette première édition, nous retenons que l’oraison a été un temps fort de la rencontre. Nous avions en effet décidé de proposer 40 minutes de recueillement. Si ce temps était trop long, les participants étaient libres de sortir. Mais à notre étonnement, nous avons constaté un recueillement d’une grande qualité. Tous sont restés jusqu’au bout, et certains avaient même du mal à décrocher. Cela fut pour moi une leçon : Dieu est vraiment là, présent, venant à la rencontre de ceux qui le cherchent dans le silence. Ne doutons plus de cette vérité en osant inviter ceux qui nous sont confiés à vivre l’expérience de Dieu dans l’oraison.

Une autre clé de la réussite de cette journée fut l’ambiance fraternelle. En effet, il a été beau de remarquer que cette rencontre avait plus la saveur d’une sortie en famille, que d’un temps de formation. Même si ce n’était pas l’objectif premier, je suis convaincu aujourd’hui que cela doit être au cœur de notre accompagnement des nouveaux ou futurs baptisés. Le catéchuménat est une porte d’entrée dans la grande famille des chrétiens, que notre accueil et notre soutien manifestent vraiment qu’ils s’apprêtent à entrer dans une famille !
Enfin, nous avons également pris conscience que les accompagnateurs étaient eux aussi désireux d’approfondir leur foi, pour rester de bons témoins. Dans sa lettre Une fidélité qui génère l’avenir, le pape Léon XIV encourageait les prêtres à considérer avec soin leur formation continue. Il les invitait notamment à la vivre dans une démarche de renouvellement de leur vocation, de leur foi : « Avant d’être un effort intellectuel ou une mise à jour pastorale, la formation permanente reste une mémoire vivante et une actualisation constante de la vocation de chacun dans un cheminement partagé » (N°8). Cet appel vaut aussi pour nos agents pastoraux. À nous d’avoir le souci de soutenir leur mission et de leur appel.
Après les retours encourageants des participants, nous avons poursuit le parcours en ouvrant une nouvelle journée sur un thème qu’eux même avaient choisi : le combat spirituel. Je rends grâce pour cette expérience et confie ce qui a été semé à Celui qui donne la croissance (cf. 1Co 3,6).
Pierre Guerin, séminariste pour le diocèse d’Autun.