Colloque “La foi rend plus humain”

Une participante au colloque de théologie organisé par le Studium sur le thème “La foi rend plus humain. Défis et opportunités” témoigne de ce qu'elle y a vécu…

Colloque magnifique !
Ciel de Provence, bleu léger et serein, Souffle de l’Esprit porté par un mistral discret, repas délicieux et abondants, accueil fraternel, tempo professionnel d’une équipe d’animateurs de choc qui n’a rien laissé au hasard, ni aux retards.
Oui, sans aucun doute, la foi en acte au cours de ces 48 heures a rendu plus humain tout ce qu’elle avait décidé d’embrasser, alors même qu’il s’agissait d’un vrai marathon de 16 interventions, 6 espaces pour des questions, une table ronde, et des temps d’oraison et de célébration !
Rassemblant philosophes et théologiens, ce Colloque a bien atteint l’objectif annoncé : dans le cadre d’une théologie complète, anthropologie et spiritualité ont été tissées entre elles brillamment, laissant entrevoir des horizons nouveaux.
La simple participante que je fus débarquait du monde des exilés, dont la vie semble être devenue par le biais des guerres et des politiques d’accueil un cursus de déshumanisation continue.


Joie de revisiter les assises anthropologiques de ce + humain, de faire la part belle à la collaboration de l’homme à l’acte créateur qui l’a appelé à l’existence et au salut, d’envisager sans langue de bois l’impact social si ce + humain n’advient pas.
Un moment unique pour moi :la prise de parole du Père Christof Betschart, carme. Une irruption inattendue du fin silence d’Élie, du Transcendant. Renversement discret de la proposition : la foi rend… plus divin et engendre ainsi l’homme à son humanité. Une telle expérience vaut le voyage ! Mais il fallait confronter la problématique initiale à ses termes actuels, l’homme, ni plus humain, ni plus divin, mais augmenté ?
Théologie contemplative et séculière, vocation de sainte Garde.
Hé bien, (hors contexte ou pas ?), la foi dans le projet créateur a brillé pour moi en guise de synthèse : le plus humain (le véritable augmenté), dans notre hiver démographique mortel, est celui de la transmission de la vie dans la vulnérabilité d’un amour humain véritable.

Myriam M.